La 153e journée internationale de la femme 2010 sera célébrée sur le plan international sur le thème « Droits égaux, opportunités égales : progrès pour tous ».
Un thème qui sied bien avec l’actualité mais aussi avec un besoin toujours accru des femmes burkinabè dans cette quête. Seulement avec les expériences spécifiques, le Burkina a opté de consacrer la réflexion sur le thème « Femmes, alphabétisation et éducation non formelle ».
En clair, selon la ministre Mme Céline Yoda le thème international n’est pas en déphasage avec les préoccupations des femmes burkinabè aujourd’hui ; seulement le ministère de la Promotion de la femme avec l’approbation du gouvernement a opté de continuer la réflexion sur l’alphabétisation de la femme et l’éducation non formelle. L’alphabétisation est vue comme l’un des vecteurs d’émancipation de la femme et la rend encore plus productive.
Au Burkina la réalité montre que beaucoup de choses restent à faire dans l’accélération de l’alphabétisation des femmes. Car après 50 ans d’indépendance, les statistiques font ressortir que seulement 16% de femmes sont alphabétisées contre 36, 09% pour les hommes (données, INSD 2006). La considération générale fait ressortir que le taux d’alphabétisation (hommes, femmes confondus) est de 28,4%. Ce qui justifie l’urgence à maintenir le cap de la continuité, d’élargir l’assiette de la l’alphabétisation.
L’objectif ainsi poursuivi est d’atteindre un taux de 60% d’alphabétisation à l’horizon 2015. Tout ce qui est utile à retenir est qu’au-delà de l’aspect festif de la célébration du 08-Mars, cette commémoration est une tribune de plaidoyer et d’interpellation des consciences collectives et individuelles sur le combat commun à mener au profit des femmes. Car dit-on « Eduquer une femme, c’est éduquer une nation ».
A Koudougou, la cérémonie sera présidée par Mme Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat. Atelier de groupe de travail, défilé, réjouissances populaires etc., sont au menu de la semaine de la femme burkinabè. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
Théodore ZOUNGRANA
tzoungrana@yahoo.fr