Le pire désastre naturel de l’histoire vient de s’abattre sur Haïti. Survivants, blessés (250 000), sauveteurs venus de partout, tous pour la survie. Haïti s’est écroulé. Le cri du cœur du ministre de la santé haïtien est éloquent « les trois quarts de Port-au-Prince devront être reconstruits, pas seulement les quartiers totalement détruits mais aussi les endroits où il y a énormément de maisons avec des dégâts structurels ».
Haïti manque de nos jours de tout : eau, nourriture, médicament, électricité etc… A cela se greffe des odeurs insoutenables, des cadavres qui se trouvent toujours dans les décombres.
L’assistance médicale s’active à parer à l’éventualité d’une épidémie de choléra.
Le désespoir de la population tourne à la violence
Difficile d’instaurer l’ordre et la sécurité en Haïti après le séisme. Même les secouristes rencontrent d’énormes difficultés pour acheminer l’aide humanitaire. Profitant de ce chaos social, les gangs ont commencé à investir les rues de Port-au-Prince pour piller les magasins et d’autres personnes volent, dévalisent les banques.
Dans la ville de Léognan on estime à 90% des bâtiments qui ont été détruits selon l’ONU.
Carrefour, une autre ville de 334 000 habitants est à moitié détruite tout comme Jacmel, a ajouté l’ONU. Les quelques 43 équipes internationales engagées sur place, comprenant 1 739 sauveteurs et 161 chiens ont permis de retrouver jusqu’à présent 70 survivants sous les bâtiments effondrés.
Cependant les secouristes comme les Haïtiens ne se sont pas laissés vaincre par le découragement.
Ainsi donc, les transports et les communications s’améliorent avec la remise en place du réseau téléphonique national.
Comme l’enseigne la sagesse « c’est dans l’épreuve qu’on mesure la capacité de l’homme à se donner mais aussi qu’on reconnait ses alliés ».
Haïti a retenu son souffle mais a pu mesurer la grandeur de son estime par la communauté internationale.
Théodore ZOUNGRANA
tzoungrana@yahoo.fr