15 octobre 1987 - 15 octobre 2007:
Si les Burkinabè pouvaient regarder ensemble vers l'avenir
Anniversaire du 15 Octobre:
C’est la démocratie qui a gagné
20 ans de renaissance démocratique au Burkina Faso avec Blaise Compaoré:
La population du Houet y adhère
20 ans de renaissance démocratique au Burkina Faso avec Blaise Compaoré:
Sous le signe de la consolidation des acquis
20 ans de renaissance démocratique au Burkina Faso avec Blaise Compaoré:
Démocratie et développement,
questions d'actualité en Afrique
20 ans de renaissance démocratique au Burkina Faso avec Blaise Compaoré:
Ce qu'ils pensent du 15-Octobre et de la renaissance démocratique au Burkina
20 ans de renaissance démocratique au Burkina Faso avec Blaise Compaoré
Ce qu'ils pensent du 15-Octobre et de la renaissance démocratique au Burkina
A l'occasion du colloque international tenu à Ouagadougou sur le thème «démocratie et développement en Afrique», nous avons approché plusieurs personnalités nationales et étrangères pour avoir leur regard critique sur le 15-Octobre, la renaissance démocratique au Burkina et le thème du colloque en question.
Que représente le 15 octobre pour vous ?
Salif Dolbzanga, président des ABC : Le 15 octobre est pour moi l'avènement de notre grand ami au pouvoir qui a amené le pays sur le chemin du développement. Le 15 octobre est un grand jour pour nous.
Que peut-on retenir des vingt ans de pouvoir de votre ami ?
Si on veut faire un bilan, on dira qu'il est satisfaisant. On peut toucher du doigt les grandes réalisations entreprises dans le pays pour les populations. En politique étrangère, Blaise Compaoré a fait des merveilles en réussissant là où les autres ont échoué. Au plan culturel, il en est de même.
D'une manière générale, on peut dire sans se tromper que ses vingt ans au pouvoir ont été bénéfiques pour l'ensemble des Burkinabè.
Quelle appréciation faites-vous du forum auquel vous avez participé ?
Depuis l'ouverture, nous y sommes, les débats sont bien animés et intéressants. J'ai appris beaucoup de choses et ce qui m'a le plus marqué c'est le discours d'ouverture de notre ami Blaise Compaoré qui m'a vraiment séduit. Toutes les délégations ont apprécié et les gens sont unanimes qu'il faut perpétuer ce genre de rencontres pour nous permettre de réfléchir sur les grandes questions que vit le continent.
Comment avez-vous célébré le 15 octobre à Dédougou ?
Toussaint Abel Coulibaly député du parti Union pour la République (UPR) : Il faut dire que les activités ont commencé depuis le 14 octobre où nous avons organisé un cross populaire, une course cycliste et puis un concours d'haltérophilie. Le 15 octobre, nous avons organisé une marche qui a mobilisé l'ensemble des couches sociales de la province du Mouhoun ; tout s'est bien passé, les partis politiques, les coutumiers, les religieux étaient représentés. La mobilisation était importante et nous avons eu des problèmes d'espace.
Quel constat peut-on tirer de la célébration de cette journée ?
Pour moi cette célébration est une introspection même dans la vie d'un homme ; il faut s'arrêter un instant pour faire le point avant de continuer. C'est encore plus valable pour une nation.
Une nation qui a 20 ans de renaissance doit se dire à un moment donné que tout n'a pas été certainement parfait.
Il faut déceler ce qui n'a pas été parfait, reconnaître ce qui a été bien fait pour pouvoir progresser et aller vers la perfection. Nous sommes reconnaissants envers le président Compaoré et nous lui apportons la contribution dont il a besoin pour poursuivre sur le chemin de la démocratie et du développement pour le Burkina.
C'est ce qu'attendent de lui les Burkinabè quels que soient leur appartenance et leur bord politique.
Comment avez-vous célébré le 15 octobre ?
Pr. Lucien Ilboudo, président national de l'Association 2000 pour le progrès : Le 15 octobre a été diversement célébré. Les Sankaristes d'un côté et les partisans de la renaissance démocratique de l'autre. C'est la preuve que la démocratie s'est enracinée dans notre pays. Il n'y a pas aussi longtemps, cela n'était même pas envisageable. Il est vrai que le 15 octobre a été aussi une période douloureuse, mais cela ne doit pas nous empêcher de progresser.
20 ans au pouvoir de Blaise Compaoré, insatisfaction ou satisfaction ?
Depuis le 15 octobre jusqu'à nos jours les Burkinabè ont retrouvé leur liberté. Petit à petit Blaise Compaoré a réussi à mettre le pays sur le chemin du développement durable. Les libertés individuelles et collectives sont garanties. Ce qui n'est pas le cas ailleurs.
Les élections se déroulent très bien, tout le pays est en chantier, les secteurs sociaux sont en pleine réforme : la santé, l'éducation le social. Il y a la construction d'infrastructures. C'est énormément considérable ce qui a été fait. Beaucoup reste à faire certes, mais il est bien de savoir reconnaître le travail déjà fait ce qui va nous permettre de redoubler d'efforts.
Nous souhaitons que tous les jeunes du Burkina se mobilisent derrière le président Blaise Compaoré afin de lui donner le soutien dont il a besoin pour assurer notre avenir.
Vous avez participé à ce colloque au cours duquel vous avez donné une communication, est-ce que vous êtes satisfait du colloque ?
Pascal Affi N'Guessan, représentant le président ivoirien Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire : Nous sommes véritablement satisfait de ce colloque. Nous avons entendu différentes communications d'éminentes personnalités, d'hommes politiques, de la société civile, d'autorités de la chefferie traditionnelle, de tous les milieux sociopolitiques. Cette diversité nous a permis de nous imprégner des différentes réalités du jeu politique et la nécessité de construire la démocratie comme cadre privilégié de mise en œuvre des politiques de développement. Je crois que nous partons enrichis de cette diversité des communications. Nous avons même fait une communication sur les langues, la démocratie et le développement pour bien montrer les dimensions socioculturelles de la démocratie et du développement.
Après la déclaration finale, comment comptez-vous mettre cette déclaration en pratique ?
Dès maintenant, il faut que chacun travaille à mettre en pratique les résultats de ce colloque selon le milieu dans lequel il exerce. Si on est de la société civile, savoir que la société civile est un contre-pouvoir qui participe à la construction d'une démocratie véritable.
En tant que leader politique, savoir que le leader politique a besoin de former ses militants aux valeurs de la démocratie, de s'approprier ce concept et ses instruments comme cadre d'action pour faire connaître un projet de société pour travailler à la communication sur ses idées.
Savoir qu'on a le devoir de veiller à associer les citoyens à la vie politique, à construire un développement participatif.
Avant de venir à ce colloque, aviez-vous entendu parler de l'expérience démocratique du Burkina ? Quels sont ses atouts et ses faiblesses à votre avis ?
Le Burkina est un exemple en la matière. C'est l'un des tout premiers pays qui a instauré la démocratie. Jusqu'à présent tout se passe bien à la grande satisfaction des populations. Depuis 16 ans, le pays est sur le chemin de la démocratie. C'est pourquoi nous sommes venus pour qu'ensemble nous puissions cultiver l'esprit de la démocratie dans nos pays.
C'est vrai, rien n'est parfait, mais des efforts sont faits. Le président Blaise Compaoré est un homme d'ouverture, un démocrate, je crois que si le Burkina est ce qu'il est aujourd'hui c'est grâce à son action à la tête du pays. Il est un des chefs d'Etat le plus respecté et c'est parce qu'il a su conduire efficacement son pays vers la démocratie et le développement.
Quelles sont les conclusions les plus importantes que vous retenez au sortir de ce colloque ?
Sidiki Konaté ministre ivoirien des Forces Nouvelles : Ce colloque a été d'une importance capitale pour nous. Avec une analyse sans complaisance de la situation démocratique dans nos pays, le colloque de Ouagadougou a jeté les bases pour une réflexion et une prise de conscience que sans démocratie véritable il est difficile de parvenir à un développement durable. Le forum a fait ressortir le déficit démocratique que connaît l'Afrique, les atteintes répétées aux libertés fondamentales, le non-respect des droits de l'Homme, la participation insuffisante des populations aux prises de décision. Cela m'a beaucoup édifié et nous sortons outillé pour progresser vers la démocratie et l'Etat de droit dans notre pays.
Avant de venir à ce colloque, aviez-vous entendu parler de l'expérience démocratique du Burkina ? Quels sont ses atouts et ses faiblesses à votre avis ?
En matière de démocratie, il y a toujours des choses à parfaire. Tout ne peut pas être parfait, mais quand on analyse le chemin parcouru par le Burkina, on peut dire que la démocratie est en marche. La liberté d'expression existe et les populations vivent harmonieusement. C'est un exemple que nous devons suivre. L'acceptation de la différence existe. Des faiblesses, je n'en sais pas beaucoup mais je sais qu'il y a toujours quelque chose à parfaire en la matière mais de manière générale, le bilan est satisfaisant et les Burkinabè doivent être fiers de cela.
Propos recueillis par
Kibsa KARIM
|