Le
film "Tasuma" de Kollo Daniel Sanou: Un
hommage aux anciens combattants
Point
de vue du Parti Ecologiste pour le développement du BURKINA (PEDB) sur
l'application de l'article 37 au mandat présidentiel actuel : Appel pour un OUI
franc et massif à une éventuelle candidature de Blaise COMPAORE.
Point
de vue du Parti Ecologiste pour le développement du BURKINA (PEDB) sur
l'application de l'article 37 au mandat présidentiel actuel : Appel pour un OUI
franc et massif à une éventuelle candidature de Blaise COMPAORE.
L'évocation,
au détour d'une interview du Ministre d'Etat Salif Diallo sur une éventuelle
candidature de l'actuel chef de l'Etat Blaise Comparé à la prochaine élection
présidentielle, suscite des réactions quant à l'application de l'article 37
de la Loi fondamentale au mandat présidentiel présent.
L'article
37 révisé de la Constitution stipule: "Le Président du Faso est élu
pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible
une fois".
Nonobstant
l'absence de précision sur la période de mise en vigueur de cette disposition,
la logique commande qu'elle s'applique à la prochaine échéance électorale,
Cela répond au principe de la non rétroactivité de toute loi sauf stipulation
expresse contraire. A partir de la modification constitutionnelle intervenue en
2000, la loi saisit la situation en cours.
Si
l'on veut l'appliquer au mandat d'un Président à partir du moment où l'on a
parlé d'un mandat renouvelable une fois, et même si l'on part du mandat
pendant la période de cette modification, il est évident que celui qui est Président
peut, s'il en exprime le souhait, se porter candidat au prochain mandat, à
savoir 2005. Cela rentre dans l'ordre normal des choses sinon il aurait fallu
procéder à une interruption du cours du mandat actuel. Ne serait-ce que de ce
point de vue, il ne devrait se poser aucun problème. Peut-être que les gens
peuvent critiquer le fait qu'il y ait eu modification de la Constitution de 1991
mais cela relève plus de questions de gouvernance politique que de droit. Par
conséquent, une éventuelle candidature de M. Blaise Compaoré à la prochaine
élection présidentielle, ne saurait être anti-constitutionnelle. Vouloir l'en
empêcher ou chercher à le faire reviendrait à priver arbitrairement le
citoyen qu'il est du bénéfice de l'article 12 de la Constitution qui dispose :
"Tous les Burkinabé sans distinction aucune ont le droit de participer à
la gestion des affaires de l'Etat et de la société. A ce titre, ils sont électeurs
et éligibles dans les conditions prévues par la loi ".
Aussi,
si l'intéressé en exprimait ce choix, celui-ci ne peut pas entraîner le chaos
comme certains imprudemment l'ont dit, car en démocratie, c'est la primauté du
droit qui règle les contestations ou différends entre citoyens. Quelle que
soit la situation, l'on devrait faire preuve de modération, de persuasion et
bannir tout excès de langage pour consolider notre processus démocratique.
A
moins que le Président actuel ne choisisse lui-même de ne pas jouir de son
droit constitutionnel, le Parti Ecologiste pour le Développement du Burkina
(PEDB) souhaite que l'on ait raison gardée en objectivant et en dépassionnant
le débat autour de cet article visant un citoyen pour donner la priorité aux
propositions de solutions aux préoccupations fondamentales du peuple burkinabé.
Il se
trouve qu'indépendamment de toutes considérations, M. Blaise Compaoré a des
atouts dont les moindres ne sont pas la paix sociale, la stabilité des
institutions, les libertés de presse et d'expression, le paiement régulier des
salaires, etc. Les exemples récents dans la sous-région devraient amener
chacun à la réflexion. Même si beaucoup reste encore à faire, nous pensons
que c'est dans la persévérance et le temps que doivent s'inscrire nos actions
pour relever les défis liés à l'éducation, la santé, la sécurité
alimentaire, l'eau, la gestion des ressources naturelles, la pauvreté et la
corruption.
C'est
dire donc que pour le PEDB, une éventuelle candidature de M. Blaise Compaoré
à la prochaine élection présidentielle de 2005 n'est en rien
anti-constitutionnelle. Le PEDB lui apporte un OUI franc et massif au cas où
cette perspective se présenterait. Il reste que le dernier mot lui appartient.
Ensemble,
agissons maintenant !
Pour
le Parti,
Le
Président
Yacouba TOURE
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