Le
film "Tasuma" de Kollo Daniel Sanou: Un
hommage aux anciens combattants
Point
de vue du Parti Ecologiste pour le développement du BURKINA (PEDB) sur
l'application de l'article 37 au mandat présidentiel actuel : Appel pour un OUI
franc et massif à une éventuelle candidature de Blaise COMPAORE.
Le
film "Tasuma" de Kollo Daniel Sanou
Un
hommage aux anciens combattants
Ouf
! le film "Tasuma" a enfin vu le jour après quinze (15) ans de lutte.
Un produit fini selon son réalisateur M.K. Daniel Sanou qui a été tourné en
30 jours. "Tasuma" ou feu en langue dioula est un film de fiction qui
retrace le désespoir d'un ancien tirailleur qui a combattu dans les rangs de
l'armée française durant les guerres d'Indochine et d'Algérie.
Le
film peint avec humour les réalités des vécus quotidiens des anciens
combattants.
La
projection inaugurale du film "Tasuma" a eu lieu le samedi 21 février
2004 au ciné Burkina, suivi d'un point de presse
animé par le réalisateur M.Kollo D. Sanou et les comédiens. Le ministre
de la Culture et du Tourisme M. Mahamoudou Ouédraogo,
le
chargé culturel de l'ambassade de France M. Jacques Gérard et plusieurs
autorités ont pris part à cette première projection.
Selon
le réalisateur "le film se termine bien. Il a vu le jour mais le combat
continue si la presse nous soutient."
L'histoire
en substance
Le héros
principal du film est Sogo Sanou dit "Tasuma", un ancien combattant de
l'Afrique noire de la République française. Un lundi matin, le valeureux
combattant tout gai sur son vélo reprenant les refrains des chants de guerre,
se dirige vers Bobo pour toucher sa pension.
Et cela après deux longues années d'attente sans suite. Et pourtant il
était grand temps pour lui de toucher sa pension de "retraite du
combattant", pension qui d'ailleurs ne représente (même si cela constitue
une petite fortune dans son pays) que le millième perçu par ses collègues
français. Comme Sogo, d'autres anciens combattants tiennent le coup d'espoir
devant la paierie de France. Sogo y croise son ami Khalil, un commerçant
libanais. Si sûr qu'il touchera un
jour sa pension et pressé de rendre service aux femmes de son village, Sogo achète
le moulin à crédit avec Khalil.
Au village ce fût la fête, on chante les louanges de Sogo. Au fil du temps
Sogo ne voit toujours pas venir sa pension. C'est alors qu'il prend son fusil en
main, se précipite chez le préfet et le prend en otage et lui dicte une lettre
à l'intention du Général de Gaulle. Par cet acte, Sogo est jeté en prison.
Les femmes du village se révoltent contre l'administration et obtiennent la libération
de Sogo. La promesse de la pension tant attendue par la préfecture tarde deux
longues années. Entre Sogo et son ami libanais Khalil, les relations se détérioraient
de jour en jour. Qu'est-ce qui prouve qu'il va percevoir cette pension
avant de mourir, s'était interrogé un jour Khalil ! En tout cas le film se
termine par des promesses, de la pension de Sogo qui tardent à se réaliser…
D'une
durée de 90 mn, ce film est réalisé en dioula
et sous-titré en français et entièrement tourné au Burkina Faso. Le réalisateur
M. Kollo Daniel Sanou est auteur de plusieurs séries télévisuelles, des films
de courts et longs métrages. Ce film "Tasuma", est un appel aux médias,
aux politiques, aux leaders d'opinion, aux hommes de culture de continuer le
combat pour défendre la cause des anciens combattants.
Théodore
Zoungrana
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